L'indépendance du Kosovo

17 02 2008

 

Le Kosovo est devenu aujourd’hui un État indépendant, sans tenir de référendum au préalable, comme ça été le cas, lors de l’accession à l’indépendance du Montenegro en 2006, où un référendum s’était tenu, avec des strictes conditions imposées par l’Union Européenne.

Les conditions que le Montenegro devaient remplir, pour accéder à l’indépendance, étaient que 50% de la population participe au vote, et que le taux d’approbation pour obtenir l’indépendance était de 55%, ce qui avait été réussi, avec un taux de participation de 86.3%, et l’approbation de l’indépendance à 55,4%. Pour certains, les exigences imposées par l’Union Européenne, pourraient faire un cas de jurisprudence advenant un nouveau référendum au Québec, ce qui a bien sûr été réfuté par le Parti Québécois, en disant qu’en démocratie, c’était 50% plus un.

La communauté kosovare qui compte de 5000 et 10000 personnes, et dont la majorité sont des réfugiés qui se sont établis au Canada lors de la guerre au Kosovo, souhaite, que le gouvernement fédéral reconnaisse le plus rapidement possible leur pays.

Mais est-ce que le gouvernement Harper est prêt à reconnaître rapidement ce nouveau pays? Est-ce qu’en le reconnaissant, le fait qu'il se soit proclamé indépendant sans référendum, n’ouvrirait pas de nouvelles possibilités non seulement pour les indépendantistes du Québec, mais également au mouvement indépendantiste qui commence à voir le jour en Alberta et en Colombie-Britannique?

Pour le moment, rien n’est joué pour le Kosovo, même si les États-Unis ont annoncé qu'ils reconnaissaient ce nouvel État, et que tout semble indiquer, que la France, l’Allemagne et l’Italie feront de même bientôt, ça ne veut pas dire pour autant que le Kosovo pourra faire son entrée aux Nation-Unies, particulièrement si la Russie décidait d'opposer son droit de véto à l'entrée du Kosovo.




Les indépendantistes québécois ont l'art de se tirer dans le pied

03 02 2008

En 1960, le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) naissait, et comme son nom l'indique, il travaillait à faire l'indépendance du Québec. En 1968, à la suite de dissensions internes, le parti se sabordait, et ses anciens membres se joignaient au Parti Québécois.

Le Parti Québécois est devenu depuis lors, un parti qui bouffait littéralement ses chefs, et même Pauline Marois, la nouvelle chef du PQ a du semoncé d'anciens députés du PQ, dont Joseph Facal, Bernard Landry et Jean-François Lysée parce qu'elle dit, qu'ils lavent le linge sal en public, et qu'elle voudrait le faire à l'intérieur du parti, à l'abri des regards indiscrets des caméras.

Le Parti Québécois a encore connu des difficultés après le départ d'André Boisclair et l'arrivée de Pauline Marois, surtout lorsque cette dernière avait lancé qu'elle mettait en veilleuse la mécanique référendaire pour finalement "s'adapter aux aspirations des Québécois et renouer avec le nationalisme identitaire".

Certains membres du PQ et indépendantistes étant insatisfaits de la nouvelle philosophie politique de Pauline Marois et du PQ ont alors décidé de quitter le parti, pour fonder aujourd'hui ou plutôt faire renaître de ses cendres, le Parti Indépendantiste (PI) qui était disparu en 1990, à la suite de la démission de son président Gilles Rhéaume, et dont les membres ont décidé d'adhérer au Parti Québécois.

Le Parti Indépendantiste devient alors, le 3ième parti politique prônant l'indépendance du Québec, après le PQ et le parti Québéc Solidaire qui a vu le jour à la suite de la fusion entre l'Union des Forces Progressistes, et le groupe Option citoyenne en février 2006.

On est en droit de se demander, si la présence de trois partis politiques indépendantistes, ne nuiront pas plutôt à la cause de l'indépendance, en se volant des votes.